
14 avril 1929 à 13h30 sous la Présidence d'Honneur de S.A.S. le
Prince Louis II.
Après que S.A.S. le Prince Pierre a ouvert le circuit et l'épreuve
à bord d'une Voisin, Charles Faroux, Directeur de Course libère
les 16 concurrents qui s'élancent pour 100 tours de circuit, soit une distance
de 318 km. C'est Williams, sur la Bugatti 35 B de couleur verte, représentant
officiel de Molsheim qui remporte ce premier Grand Prix à la vitesse moyenne
horaire de 80.194 km/h.
Avec les 24 Heures du Mans et les 500 Miles d'Indianapolis, le Rallye Monte-Carlo
et le Grand Prix de Monaco constituent deux des quatre grands évènements
sportifs automobiles les plus connus par le profane.
Le plus petit état européen après la Cité du Vatican
a vu les efforts et l'imagination de ses dirigeants récompensés.
L'apparition d'un Grand Prix de Monaco au calendrier international fut bien la
conséquence d'une politique sportive déterminée de la part
de son Président, Anthony Noghes. Tout remonte en fait au milieu des années
vingt, lorsqu'Anthony Noghes et ses amis créent l'Automobile Club de Monaco,
association qui succède au Sport Automobile et Vélocipédique,
lequel descendait déjà du Sport Vélocipédique Monégasque,
né lui, en 1890.
Pour pouvoir
se développer et être reconnu internationalement par l'A.I.A.C.R.
(Association Internationale des Automobiles Clubs Reconnus), ancêtre de
la Fédération Internationale Automobile qui comme elle, détient
le pouvoir sportif légal et rivaliser avec ses homologues européens,
il lui faut organiser une manifestation sportive automobile sur son territoire.
En homme d'action et en sportif passionné, Anthony Noghes propose la création
d'un Grand Prix Automobile qui se déroulerait dans les rues mêmes
de la Principauté. L'idée en soi n'est pas nouvelle puisque des
courses de vitesse se disputent déjà dans des villes, notamment
aux Etats-Unis avec les épreuves de Santa Monica ou de la Corona. Dès
son retour à Monaco, Anthony Noghes doit concrétiser son idée.
Il obtient l'appui officiel du Prince Louis II et lorsqu'il présente son
projet à Louis Chiron, célèbre pilote monégasque,
celui-ci manifeste son enthousiasme. Après quelques travaux, on s'aperçut
que la topographie des lieux se prêtait admirablement à l'établissement
d'un tracé naturel.
Depuis la création de l'épreuve, la Principauté ne connut
que 14 années sans Grand Prix, soit de 1939 à 1947, puis, 1949,
1951, 1953 et 1954. Dès 1950, le Grand Prix de Monaco figure en permanence
au calendrier du Championnat du Monde des Conducteurs, sauf en 1952, lorsque les
organisateurs préfèrent les voitures « Sport » plutôt
que les monoplaces de Formule 2 (2 litres) retenues pour le Championnat du Monde.
Le circuit en lui-même n'a pas subi de transformations majeures, jusqu'en
1950 sa distance était de 3,180 km. En 1952, des aménagements apportés
au virage Sainte-Dévote entraînent une réduction de la distance
qui passe à 3,145 km et il faut attendre 1973 pour que le tracé
subisse à nouveau un changement. Il est allongé de 135 m par l'adjonction
d'une piste tout le long du port, piste qui épouse le tracé de la
nouvelle piscine et se termine en épingle autour du restaurant «
La Rascasse ». Sur l'ancien quai désormais libéré,
on réinstalle les stands. Comme la distance au tour est augmentée,
on limite le Grand Prix à 78 tours. En 1976, l'adjonction de deux chicanes
supplémentaires, l'une à Sainte Dévote, l'autre à
la sortie de l'épingle de la Rascasse rallongent de 34 mètres la
distance au tour. 10 ans plus tard, pour le 44e Grand Prix, l'élargissement
localisé de l'entrée du quai des Etats-Unis au pied de la descente
du Boulevard Louis II permet la création d'une nouvelle chicane portant
la distance au tour à 3,328 km.
En 1997, le premier « S » de la Piscine a été redessiné
et porte désormais le nom de virage « Louis Chiron ». La distance
totale au tour est de 3,367 km.
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